En Ukraine occupée, les Russes interdisent d’enterrer les civils ukrainiens exécutés. Andryï, prêtre de 35 ans, voit son église transformée en morgue. Contraint d’y stocker les corps de civils exécutés avant leur disparition en fosses communes, il résiste en secret : il identifie les morts, les rend aux familles, leur offre une sépulture digne. Mais l’hiver gèle la terre et la menace grandit. Comment continuer à résister ?
« Vesna décrit ainsi un réseau de gestes et de communications secrètes, accomplis dans l’ombre, à demi-mots, en conciliabules dérobés, à l’abri des cuisines et des cloisons, tandis qu’à l’extérieur l’armée d’occupation rôde et frappe arbitrairement. Un film réussi, c’est parfois le choix d’un argument si fort qu’il n’y a plus qu’à le laisser se dérouler. Celui des funérailles interdites et pourtant impératives est fait de ce bois, exprimant la barbarie de l’occupant et l’humiliation subie par la population – il évoque même en sous-main la figure tragique d’Antigone, prête à défier le pouvoir pour offrir une sépulture à son frère Polynice. […] Film d’ombres, d’échos menaçants, de lueurs étouffées et de mouvements interdits, Vesna fait exister puissamment la longue nuit de l’occupation. » Matthieu Macheret – Le Monde
Distribution | JHR Films | Jane Roger | www.jhrfilms.com